Le trait de ce crayon me dessinait d'ombre, Et de bleu et de brun, un chant de grand chagrin Sur ce visage armé d'un long poème sombre. L'oeil fixe au coeur réjoui et les spleens du matin.
J'ai vu l'aube, vous avez esquissé cette âme, J'ai pleuré l'amour, vous avez écrit au mur ces paroles où coulent encore quelques larmes, Et résonnent toujours ce doux profond murmure.
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Noël.<br />
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Dedans nos cœurs de pierre l’espérance a gelé,<br />
Rien ne nous émeut plus, tout fuit, tout passe, tout glisse,<br />
Ont ne voit rien venir quand paraît le solstice,<br />
La force et la faiblesse et les deux sangs mêlés.<br />
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Pourtant la graine se lève sous le sol craquelé,<br />
Elle contient déjà la feuille et le calice,<br />
La mangeoire est du bois de la croix rédemptrice,<br />
Qui vient ouvrir les cœurs que la nuit a scellés.<br />
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L’étoile a resplendi, l’obscurité s’efface,<br />
La myrrhe, l’or et l’encens illuminent les faces<br />
Des tout-petits enfants qui eu encore ont faim<br />
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De vie, d’amour de paix, du vrai sel de la terre.<br />
Ils vont avec les anges, sensibles aux parfums.<br />
Leur faiblesse est la force qui protège les mères.<br />
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