Te voilà devenue dame de mes pensées :
Tu règnes sous mon crâne et domine mon coeur.
Tel un ange, demain, tu me diras "assez !"
De caresses, lassée, ô muse, ouvre ta fleur !
Verlaine est dépressif, Rimbaud est exalté.
D'absinthe l'un est pris, l'autre d'un fatal thé
Mais, passage obligé de l'ombre à la lumière,
Le coeur est une fleur qui craint devenir pierre ...
Je n'entends plus ta voix : mon coeur s'en délectait,
Pauvre chambre d'écho désertée par sa source.
Dans tes yeux, comment lire alors, ce que tu tais ?
Qui je suis, le sais-tu ? Rien que ton petit ours ...
Pour ne pas attiser le feu toujours vivant
De ton amour pour l'homme et puis ta compassion,
J'ensoleille mon être et loin des paravents,
J'aide mon coeur sans cesse à remplir sa mission ...
Patrice Cosnuau