La terre s'étrangle,
Plonge et patauge dans les mares de boue,
Passeur de papillons, passeur de mémoire,
Passeur de fleurs écarlates,
Tu ne referas pas l'histoire
De cette nature éclatée.
Nature dans sa brillance de porcelaine,
Végétation étranglée, assassinée,
Constat d'angoisse !
Ces sources verdâtres,
Ces fleuves noirâtres
Se déversant dans des océans
Conservateurs de nos déchets,
Dans ce grand réservoir devenu poubelle.
Vertige d'écologie !
Constat de soi, homme pollueur,
Dans ta propre destruction programmée,
Tu rames, tu rames,
Tu diabolises ton âme,
Tu te dégrades, tu salis,
Tu t'enflammes.
Un jour, notre propre terre
Deviendra un grand désert.
La poussière, alors, effacera
Ta propre tombe.
Noyées dans ce cimetière de sable,
Dans une nuit opaque et sombre,
Ne fileront que des ombres.
Constat de terre brûlée !
Vertige d'écologie !!!
Pierre-Alain Hortal