Au moulin de Coutant, ce vestige d'Antan
Le bief ne fera plus chanter la roue du temps ;
Si l'eau ne charrie plus d'humides étincelles,
La Cisse suit son cours, immuable et fidèle.
Et le moulin déchu de sa prime mission
Reste témoin ému de noble tradition ;
Sa mise au goût du jour ne lui fait pas injure,
Oasis de fraîcheur sur écrin de verdure.
La grande baie vitrée déploie un large pan
De ciel et de feuillée qui tremble dans le vent ;
Canards et poules d'eau : la touche bucolique
Animent le tableau, coloré et lyrique.
Si vous vous arrêtez au moulin de Coutant,
Nul doute que vous en partirez autrement ;
Il fait bon vivre ici, l'oeil fasciné se lave,
Et l'esprit apaisé brise ses mille entraves.
Si le moulin a l'air d'être comme en sommeil,
Peut-être attend-il l'heure d'un probable réveil ?
Car les hôtes ont su, comble de réussite
Respecter avant tout, l'histoire de ce site.
Claudette Louchart