Guidée par le hasard aux mouvements glissants de repasseuse ou aidée par le bébé complice au visage trop adulte au dos de la mère?
va et vient
sur la peau d'hippo po o otarie tame gracieuse d'une épaule
toutes les entraves en or lourd des aïeules-aux-oeillères ...arrachées à la tire depuis longtemps n'ont pu la mettre si brillamment en valeur !
va et vient
la bretelle du soutien-gorge
LE DERNIER BIJOU SACRE
Même le petit chapardeur irrespectueux par cruelle nécessité pécunière obligé de tenir l'équilibre sur le fil de rasoir périlleux du quai du métro contairement à ce qu'il aurait fait sans hésitation à la sadiquement serrée simili peau de léopard é e de l'emballage de la pauvre camelote seulasse d'amour mesquin monnayé à l'instant
et même en sachant que ce dernier collier exquis est aussi une clé qui pourrait déverrouiller la cuirasse cachette probable d'un billet de banque
il n'a pas osé le toucher ni le dégrafer ce gros ruban afro di si aque ment cousu avec des points de transpiration quotidienne à la frontière de l'urine à la frontière du curry
et noué en rosette autour du luxueux oeuf au chocolat de la fête que la Nature a sucé propre pour que l'homme et l'enfant puissent le manger sans crainte
Poème de Per Sorensen, extrait de la"Cigale du métro" AutoEdition Toubab Kalo