Camille Aubaude, docteur es Lettres, est personnalité célèbre de la ville d'Amboise et la poétesse française la plus traduite à l'étranger. Elle est invitée plusieurs fois par an à participer à des rencontres internationales de poésie, après avoir enseigné à l'Université Paris III, Sorbonne nouvelle, et dans des universités étrangères (Egypte, Etats-Unis, Jordanie). Dans les années 2000, le recueil Poèmes d'Amboise, ainsi que le récit poétique La Maison des Pages, ont rencontré une audiance internationale. Camille Aubaude y reçoit des poètes, ainsi que dans la chapelle des Ursulines à Quintin, dans les côtes d'Armor, un autre monument historique d'exception qu'elle a réhabilité.
L'oeuvre littéraire de camille Aubaude aimante une foule de lecteurs anonymes ou célèbres, et aussi des photiographes, comédiens, des cinéastes et des peintres. Défendue dès 1979 par Henri Michaux, puis Georges Luis Borges, Julia Kristeva, Claude Vigée, Marguerite Duras, cette oeuvre novatrice et très dense ajoute aux poèmes des traductions, des essais littéraires (tel : le Mythe d'Isis de Gérad de Nerval), des critiques, des proses poétiques et des récits sous forme de "journal". Celui du Voyage en Orient constitue aussi une réflexion sur l'écriture de la poésie.
On ne compte plus les publications, les lectures publiques et filmées, ainsi que les traductions des poèmes de Camille AUbaude.
Sa poésie ouverte au monde, au-delà de l'intime et du particulier, change de voix, de formes tout en s'appropriant la tradition.
Le Messie en liesse paraît à l'occasion du Salon de la Poésie et de la Nouvelle à Vendôme.
La Croyante
Pour le film de Xavier Beauvois
Des hommes et des dieux (2010)
Dans une contrée magique, les champs
Du monastère nourrissent la prière !
Je crois, je crois au paradis du chant,
Aux portes de la Terre et de l'enfer.
C'est la beauté secrète de l'Orient
Prières et chants, arbres et lumière !
La Vierge attend le sourire de l'Amant,
Dans le sillon, jette la graine amère.
Qu'ils sont heureux les reclus ! Ô voyant
Gardiens des lieux à la main tendue,
Leur Vierge lapidaire ensemençant
La terre dans la vallée suspendue.
Astre de soif où croît la vie pourtant,
Les corps, les âmes, graciles, austères,
Anges de l'Algérie vêtus de blanc,
Face aux tueurs noirs des Monastères.
Les humbles toges, les faces éblouies
Par la bonté des hymnes quand la mort
Plane, ses faces d'orgueil désunies,
Erugineuses et assoiffées d'or.
Aux portes de l'enfer, il y a l'homme.
Au fond du Monastère, il y a l'homme.
La croyante comme un témoin redonne
Vie aux fruits de la Terre, encore bonne.