Une fois de plus, "mon saigneur",
tu m'expliques qu'il faut tout donner aux entreprises
qui délocalisent, qui baissent au maximum les salaires,
qui remplissent des coffres dans des paradis fiscaux
pour échapper à l'impot et qui polluent la planète entière
pour résoudre les problèmes du peuple !?!
OK mon "saigneur" et maître,
qu'il en soit fait selon ta volonté,
celle des puissants et des plus riches ...
Mon "saigneur" président
fais de moi ce que tu veux,
coupe-moi les bras, coupe-moi les mains,
et la tête, alouette !!!
Coupe les jambes de mes enfants
et tu ne seras même pas condamné ...
Tu peux même te permettre de me souhaiter
une bonne année, là, je ne peux pas en faire autant !
Puisque rien ne peut t'arrêter,
pas même la montée vertigineuse de la pauvreté et de la misère,
arrache-moi le coeur, monsieur le président
arrache-le à l'instant, que je me taise pour de bon,
arrachez- le de vos mains ce coeur impudent
et jetez le à vos chiens !
Montrez- le aux innocents qui rêvent de liberté.
Semez votre confusion dans toutes ces têtes baissées !
Faites couler le sang pour oublier vos promesses,
mon "saigneur" et maître,
un jour on verra clairement que pour traiter
les hommes de cette façon, il ne faut pas être un ...!
Les mots de la résistance s'aiguisent dans l'ombre.
François Lebert