Je déserte
avec les laves qui coulent dans mes veines
dans ma tristesse, j'allume une lampe
sur laquelle rampe mon coeur tel un serpent
qui chante son adieu !
qui viendra me sauver de ce naufrage
de cet abîme fécond qui me morfond ?
je vois donc
dans mes rêves hallucinations pendues
un homme de blanc vêtu
qui me donne sa lumière
"je suis là pour te hisser
je m'appelle Mots"
de là,
je déserte
de cet abîme profond et de cette tristesse féconde
pour crier fort et haut aux mondes
les déchirures de la cécité
l'éclat d'un jour merveilleux
dont la senteur est immuable
je vois donc
une vie en rose
dont la douceur des mots a béni
a béni dans toute sa plénitude.
poème publié dans la revue Sipay 11 aux Seychelles - juin 2014 ... dédié à tous ceux qui "désertent"