" Eloigne de moi les instants stupides des jours de vantardise, le festin des noces qui m'endort avec ses joies futiles et mes jours violés dans les salons du complot. Dis-moi Bagdad, comment se peut-il que les honnêtes gens sous le soleil des assassins, acceptent qu'on guide un peuple d'une si lointaine origine avec des fanfares vers l'abattoir. "
Nous, seuls avec Sisyphe au sommet de la montagne, et malgré cela intolérants !
Quelle idée magnifique nous permettrait d'extraire de nous la mégalomanie ? Faudra-t-il arracher ce clou du corps des pierres ?
Car les choses frivoles couronnent le matin tout entier et nous, dressés les uns contre les autres, cultivons notre perte.
Portant l'acte le plus vaillant serait de tirer les chariots chargés de biens laissés en gage par les orphelins. Alors sans serment, seulement, nous nous montrerions humbles en mendiant la miséricorde des palmiers éplorés de Mésopotamie.
Poème tiré d'un ensemble de poèmes (édition l'Harmattan) de Salah Al Hamdani d'origine irakienne, membre d'honneur du cercle des poètes retrouvés en Vendômois