La parade du marketing illumine les grands boulevards
De poupées enguirlandées dans le luxe des vitrines.
Les vieux nounours ne chantent plus de belles comptines,
les carosses des grandes marques ont oublié les rêves des enfants
Pour remplir leurs traîneaux de bijoux artificiels et clinquants.
Faut-il croire encore au Père Noël ?
Quand on voit au coin d'une ruelle,
Un môme affamé faire la manche, la nuit de Noël
Comme cet enfant de Bethléem
Qui voulait sauver l'humanité
Et que les hommes ont sacrifié
Sur les hauteurs de Jérusalem
Rien n'a vraiment changé
Depuis plus de deux mille ans,
On ne sait plus ce que l'on célèbre réellement.
La nuit de Noël est bien cruelle
Pour ceux qui n'ont ni toits ni cheminés
Pour déposer leurs petits souliers.
Faut-il croire encore au Père Noël ?
Quand dans nos villes de la modernité
Des petits vieux passent les fêtes, abandonnés
Dans des maisons de soi-disant retraite.
Sous le poids des boules et du papier doré
Tout est programmé en cette fin d'année
Pour acheter ce qui nous fait briller en société.
Bientôt les aiguilles vont retomber sur le pavé
Dans les poubelles, les vieux sapins dépouillés
Vont mourir, oubliés à la porte de la nouvelle année.
Pierre Meige décembre 2012